06 avril 2006
Verts en Europe : nouvelles du front
Tout d'abord, je tiens à annoncer que je compte ouvrir un nouveau blog, exclusivement politique, consacré à mes réflexions et à l'actualité politique, qui sera orienté écologique et européen. L'adresse viendra bientôt.
Ce présent blog ne sera plus "pollué", selon certains, "agrémenté" selon d'autres ,de mes considérations politiques. Il ne sera presque plus question de ma vie Uppsalienne.
Mais pour finir en beauté, je dois dire qu'au moment où je desespère des Verts français (il semble qu'ils s'acheminent vers un référendum interne pour décider si oui ou non José Bové POURRAIT être leur candidat, en lieu et place des autres candidats à la candidature, dont Dominique Voynet), de leur bordel, de leur incapacité à murir, je dois dire, donc, que je suis surpris du résultat de leur confrères européens. Les Verts Italiens vont sans doute obtenir un maroquin si Prodi et la gauche passe (à propos, c'est marrant de voir à quel point le logo des Radicaux de gauche italiens, tout nouveau parti, ressemble étrangement à celui des Verts allemands) .
Les Verts tchèques vont sans doute aller au gouvernement aussi.
Les Verts autrichiens ont bon espoir d'y entrer.
et les Suisses y pensent beaucoup, après leurs succès.
Sans parler de mes amis irlandais.
Sur une ligne beaucoup plus sectaire et gauchiste, the Green Party anglais est loin du gouvernement, mais il peut espérer des gains aux élections locales de début mai. Dans le royaume de Sa Gracieuse Majesté, l'environnement est un enjeu important pour les prochaines élections et les deux gros partis de gouvernement (le Parti conservateur et le parti écologiste) jouent au plus-écologiste-que-moi-tu-meurs à coup de grandes déclarations et de budget.
Bref, on peut légitimement s'attendre à une nouvelle vague écologiste dans les gouvernements, dans les prochaines années. Mais la chose nouvelle, c'est que ces écologistes sont plus pragmatiques que leurs aînés, beaucoup d'entre eux sont pris au sérieux par les autres partis, ont eu l'expérience du pouvoir. Aller au pouvoir avec des partis de droite n'est plus exclu ( en Autriche, en République Tchèque, en Suisse[bien que le gouvernement suisse est particulier] , l'option est plus qu'envisagée). De plus, beaucoup d'entre eux sont prêts à prendre des postes pas forcément évidents pour des écologistes : le leader Vert autrichien est un professeur d'économie brillant et se verrait bien aux Finances). J'ajoute que l'écologisme gagne quand il est indépendant et ouvert sur la société. Indépendant des grandes majors politiques, ouvert au débat et aux électeurs.
L'essentiel, pour les écologistes, étant d'aller au pouvoir pour, in fine, y être majoritaire et mettre en oeuvre un programme politique et une vision de la société. Les adversaires des écologistes sont aussi bien le laissez-faire libéral (OGM) que le productivisme étatiste (nucléaire). Des positions sur le fédéralisme de l'UE, sur le droit de vote des "étrangers", sur la protection de la biodiversité, sur la méfiance des OGM ou du nucléaire, sur une fiscalité plus "Verte", sur des transports plus écolos et une qualité de vie plus saine peuvent se retrouver en convergence avec la LCR en France, ou avec la droite en Autriche...
