26 février 2006
soirées en nation
Les soirées en nation, je parle des partys habituelles, sont assez étranges pour les non-initiés. Imaginez des immenses maisons du 19ème siècle, ou du début du siècle (avec tableaux, canapés et fauteuils Art Nouveau, piano ,etc..) peuplées de jeunes bourrés, défoncés ou qui s'embrassent à tout va.
Il y a une ambiance très spéciale.
On aime à s'y perdre.
25 février 2006
une campagne qui commence violemment
Si le bonheur est dans le pré, il est difficile de le trouver dans la campagne. Aux Etats-Unis, on est souvent en campagne. En Europe, c'est un peu la même chose.
Au moment où Sua Emittenza se compare à Jésus, à Napoléon, où Prodi patine et le centre se croit pousser des ailes
Au moment où notre bon Jacques s'empiffre de poulet et tâte du cul des vaches
Au moment où la France a les yeux rivés sur 2007
Au moment où le PSG n'arrive même pas à vaincre des canaris
la Suède, elle, fait dans le violent. Dans l'article qui fait la une du METRO d'aujourd'hui, intitulé " S erkänner smutsmejl mot Fredrik Reinfeldt ( le chef du parti de droite Moderata SamlingsPartiet)" , on apprend qu'un mail d'injures a été envoyé au Sarko local du QG des Socio-démocrates.
Les Verts suédois réclament la démission de la ministre des affaires étrangères, pour sa gestion calamiteuse du tsunami.
24 février 2006
Les deux rêves
Mon premier rêve est celui d'une visite d'un théàtre-cinéma. Un endroit culturel, menacé par je ne sais plus trop quoi. La tenante du lieu est la mère de Camille, qui, en m'acceuillant me raconte ses problèmes. J'acquiesce et je compatis. Puis, je pioche un bouquin dans la bibliothèque. Il s'agit d'un auteur du Moyen Age que je ne connais pas, qui écrit des bouffoneries, des mistères joués par des connards. Un peu le genre de Bernadotte "Le diable libertin", ou un truc dans le genre. Mais c'est beaucoup plus burlesque et vulgaire.
Le deuxième rêve est celui d'une plage. Je pense que c'est la plage de Saint-Jean-de-Luz. Je crois être avec ma petite amie (ou est-ce ma femme?). Nous surveillons un enfant. Je n'arrive pas à savior (maintenant, pas dans le rêve) s'il s'agit d'un frère ou d'un enfant. J'ai la trentaine joyeuse, et j'étends les pieds en éventail sur la serviette. On est allé très près du mur du fond de la plage, car la marée est très très haute. Avec mon amie, ça nous fait rire. C'est marrant de voir ce que la marée laisse quand elle se retire. Les traces sur le sable mouillé. Un moment, la marée laisse un espèce de chateau en sable mouillé. Nous discutons alors du fait que la marée est sacrément habile, que ce n'est pas une marée habituelle. Dans le château de sable, que la marée laisse mais reforme à chaque passage, elle laisse parfois des poissons. A un moment, elle laisse une immense tortue, qui se débat entre les couloirs du chateau. Nous en parlons un peu avec ma moitié. ça nous fait rire. Nous sommes heureux. Selon moi, la tortue cherche des poissons dans les couloirs du château.
A un autre moment, plus loin, là où le gosse jouait, un dauphin échoue. Le gosse vient me chercher, il faut aller remettre le dauphin dans l'eau. C'est un beau dauphin. Mais au moment où je m'apprête à le prendre, le gosse le prend de toutes ses forces, fait quatre mètres jusqu'à la mer et le lâche violemment. Le dauphin se tortille et repart dans la mer, mais il a perdu des nageoires et des bouts de peaux dans la violence du gosse.
J'engueule un peu le gosse, qui trouve ça très drôle. Je lui dis que c'est absolument pas respectueux de la nature, que c'est pas comme ça qu'on traite les animaux, que j'ai honte d'un tel comportement. Je ne sais pas s'il comprend.
Deuxième scène. Le gosse et moi sommes dans un grand magasin. Tout d'un coup, j'ai des doutes quant à la paternité du gosse. Le gosse a les cheveux NOIrs de chez noir , et son profil ne ressemble à rien de connu dans la famille. Apparemment il veut acheter quelque chose.(ou plutôt il veut que j'achète quelque chose), il fonce dans le magasin, l'air de savoir où il va. Il se plonge dans les rayons, je le laisse chercher deux minutes. Puis, je cherche son petit frère qui est pas loin. IL faut que j'en sache plus sur cette histoire de paternité. Je pose des questions au plus petit, de façon à ce qu'il ne remarque pas où je veux en venir. J'apprends qu'il s'appelle Lou Boic (je réponds que ce nom fait très breton, il rigole, je ne crois pas qu'il sache ce que ça veut dire), que je connais bien son père, et que pour connaitre sa mère , il faut juste connaitre son arrière grand père. Je lui dis que je ne crois pas avoir rencontré son arrière grand père. Il me répond qu'il est mort avant hier. Pour lui, c'est quelque chose de normal. Il n'a pas l'air triste. Son arrière grand père était quelqu'un de très important dans le monde des arts et des lettres. J'ai appris sa mort dans le journal.
Je me précipite vers le rayon BD, parce que j'ai l'impression d'avoir déjà vu le nom de LOU BOIC quelque part. A ce moment, le plus grand me tire la manche "on y va ?" je réponds que oui, il faut juste récupérer maman et le ptit gars. Le plus petit est au rayon décorations de noel, il est en train de faire un petit sapin de noel (avec décoration, boules, guirlandes) . Il veut l'emporter à la maison. Je souris. Je lui dis qu'on n'est pas Noel. il me dit qu'il veut le prendre. Je dis d'accord.
fin du rêve. pas trop d'explications..
23 février 2006
taux d'euroscepticisme élevé en Suède
Hier soir, avec Thomas, on a pris un café à Kalmar (soirée fromage et Vin ). On y était avec Anna, et on y a croisé deux copines à elle. Nous avons discuté. La discussion était en suédois. J'en suis au stade de comprendre (prsque tout), mais pas de parler. ce qu'il faisait que je répondais parfois en suédois plus qu'approximatif, parfois en français. Au moment le plus chaud de la discussion, on est passé automatiquement à l'anglais.
C'est impressionant combien les Suédois sont anti-EU. Surtout les jeunes.
C'était d'ailleurs assez étrange, Thomas et moi étant très pro-européens, essayant de défendre l'idée de l'Europe.
Mais pour elles, il n'y a aucun intérêt à faire partie de l'UE. Au contraire. L'UE apporte plus d'inconvénients que d'avantages.
Et je me suis encore rendu compte qu'il ets parfois difficile de défendre l'idée même de quelque chose qui nous paraît évident : défendre la laicité, défendre l'Union Européenne. Surtout en anglais ou en Suédois. Je crois que ça avoir avec le fait que quand on parle une langue, on change (plus ou moins) de système de pensée, et qu'il est difficile d'expliquer l'enthousiasme fédéraliste à des gens qui ne veulent pas en entendre parler.
22 février 2006
les très vieilles connaissances
Aujourd'hui, je devais rejoindre mon cousin Michele, que je n'avais pas vu depuis longtemps. C'était bien mon cousin que je devai aller voir, mais dans mon esprit, il ressemblait à un autre très très vieux copain, Samuel ( Samuel F-M. , une ancienne bête de tennis lyonnaise).
Je savais que mon cousin habitait dans une petite maison, dans la mansarde. Mais on pouvait voir le sol de sa chambre quand on était sur le pavillon. Je sonne. Tout d'un coup, la fenetre de la mansarde s'ouvre, et c'est Victor qui me dit : "monte ! on t'attendait!"
Je suis un peu interloqué. Arrivé dans la chambre, je demande à Victor comment il peut être ici, et connaitre mon cousin Michele (qui est Samuel FM), il me répond que c'est simple, qu'il l'a connu à une de mes soirées d'anniversaire. Je trouve que ça tombe sous le sens.
Cela fait vraiment très longtemps que je n'ai pas vu Michele-Samuel FM, ça me fait vraiment du bien. On a beaucoup discuté, un peu fumé, un peu bu. On s'est amusé. Il y avait une fille aussi, mais je ne me souviens plus qui c'était. C'était vraiment un très bon moment. HEureux, joyeux.
ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps d'avoir un moment joyeux dans un rêve."
Je n'ai pas trop d'interprétations précise à donner à ce rêve. Je n'ai pas vu mon cousin et Samuel FM depuis très longtemps, et je pense que ça me ferait plaisir de les voir. Je ne pense pas que ça me plongerait dans un abyme de bonheur individuel, comme c'est le cas dans ce rêve. Quant à Victor.. je ne sais pas. Je ne sais pas non plus à quoi elle peut ressembler de connu
19 février 2006
Pas de partiel
Parce que la question revient tout le temps, et parce que j'en ai un peu marre de répondre toujours la même chose :
il n'y a pas de partiels ici. Le système universitaire suédois est très différent du Français. Pas de cessions de partiels ici, mais un cours par mois, sanctionné par un contrôle à la fin du mois. Quatre à Six heures de cours par semaine. En un mot, on ne se crève pas au boulot.
18 février 2006
anniversaire
très très bon anniversaire Julien.
Tu as de la chance, tu es l'un des seuls anniversaires dont je me souvienne. En fait, je l'avoue, je ne me souviens d'aucun anniversaire, ni du tien, ni d'aucun autre. Je ne me souviens absolument pas des anniversaires. Je vous prie donc tous de m'excuser.
Je ne sais pas pourquoi, mais ma mémoire refuse délibéremment de prendre en compte des dates d'anniversaire. Et pourtant, il y a plein de trucs inutiles dans ma mémoire (dates inutiles, résultats de foot trop anciens, noms de partis politiques ou de résultats sans importance, citations exactes mais dures à caser, déclinaisons grecques , russe et quelque latine, références connes, titres de films ). Mais les anniversaires, ça , non.
Quoiqu'il en soit, bon anniversaire Julien.
Et bon anniversaire à tous les autres, que j'ai raté ou que je vais rater.
16 février 2006
les barbares du temple
je suis dans ma cuisine. je n'ai presque plus rien à manger. Uniquement de la salade. Je ne vais pas manger de la salade comme ça. c'est ridicule. je ne suis pas un vulgaire herbivore. je suis un humain. or, ce qui sépare l'herbivore vaguement gallinacé ou , c'est évidemment le fait d'assaisonner sa salade. Je veux dire.. vous avez déjà vu un lapin assaisonner sa salade ? non. d'ailleurs, vous n'avez pas vu de lapin manger de salade. Ceci est un mythe qu'on nous raconte quand on est enfant et que tout le monde croit. Mais les lapins ne mangent pas de salade. Les lapins mangent le sang des chevaliers médiévaux, comme tout le monde sait. Il s'agit alors de lapins garous.
peu importe, je veux assaisoner ma salade, mais je n'ai rien; Ni huile, ni tomate, ni fromage, ni petits carrés magiques, vous les mettez dans la salade, ça "assaisone" la salade. ça veut rien dire, c'est marqué sur les petits sachets, les fabriquants croient que ça fait vendre. Je pense qu'ils ont raison. ça fait vendre. Mais alors ma démonstration sur la séparation de l'homme à l'animal ne marche plus. Les chiens mangent aussi des petits carrés magiques , sur les paquets desquels il y a marqué des choses incompréhensibles mais qui font "bien".
Je suis désemparé. j'ai une salade mais rien pour la cuisiner. Je décide donc d'aller crier famine, chez Charlotte ma voisine. La priant de me prêter quelques grains pour subsister. Juste pour ce soir.
Le corridor de Charlotte (est-ce Charlotte ? camille ? je ne sais plus. Je me rappelle juste que c'est une de mes amies avec la coloc' de Charlotte. Je suppose que c'est Charlotte) se trouve juste en bas du mien.
Il est 17h, et Antoine veut se faire à manger. C'est trèèès logique. Mais le corridor de Charlotte est en fête. En fait (ah ah ! répétition !), son corridor est arrangé comme un bureau d'une grande entreprise en "open space", avec des petites cabines... Charlotte et Emeline (la coloc) me recoivent et me disent qu'elles sont désolées (moi aussi) mais qu'elles n'ont pas de quoi assaisoner ma salade, et me recommandent d'aller en chercher à l'ICA ou au Prisunic. Camille (est-elle là ? l'était-elle avant ?) opine du chef (j'adore cette expression loufoque. J'opine du chef. tu opine du chef. Elle ochef de la pine) et me dit que j'en trouverai sans doute dans le métro , qu'il y a plein d'objets bizarres dans le métro. Je pense à Camille qui cherche des trucs sous une cabine téléphonique dans un quai de métro et me regarde dans un sourire. Je réponds que oui, surement. Mais que je préfère aller en acheter au supermarché. Elle me répond qu'elle adore aller dans les supermarchés, mais que à l'étranger. Je réponds que je ne sais pas ce que c'est que l'étranger, que je ne sais pas où je suis.
Mais je décide d'aller à l'ICA. Il est maintenant 23h. En tout cas, il fait nuit noire. Or, à 17h, il faisait encore jour. En plus, je SAIS qu'il est 23h.
Et là, lecteur, tu te dis " Mais où veut-il en venir, Bloody Hell ? Quel est le rapport avec le titre, nom d'un ptit bonhomme ? Corneille était-il vraiment le nègre de Molière ? Les Ecossais n'ont-ils vraiment rien sous leurs jupes kilts?" ah ah, fidèle lecteur ( j'apostrophe mon lecteur. ça fait bien. Le lecteur se sent concerné. Il se dit "ah ah ! je vois tout à fait ce qu'il dit. Absgar est mon ami. Il me parle, etc,etc.." En réalité, pas du tout. je vous hais, bande de micromouches. Je fais ça parce que j'y suis obligé par mes droits d'auteur.) ah ah fidèle lecteur, donc, autant de questions dont vous aurez les réponses ... si vous arrivez à lire jusqu'à la fin du billet.
Je décide courageusement de prendre le métro. Je sais que je suis à la station République. Je cours. Je ne sais pas très bien quelle direction prendre, quel métro prendre. Je monte des escaliers, j'en descend. Il y a des messages sonores, mais je ne comprends pas très bien. je ne sais pas si c'est du suédois ou du français. ça me fait un peu peur. Mais je suis pressé,parce que je sais que le Prisunic va fermer bientôt. je regarde autour de moi. Je demande rapidement à quelqu'un si nous sommes bien à République.
-oui, on est à Répu'
-alors, je suis bien en France, à Paris (je le sais parce qu'il n'y a qu'à Paris qu'on dit "Répu'".. enfin.. je crois.. et puis, il ne peut y avoir de station" république" en Suède.NDLR)
Je sais que je dois prendre la ligne 3. aller à la station TEMPLE parce que c'est là que se trouve le ICA ou le prisunic. mais direction TEMPLE pas direction Saint Phillipe du Mourdre (après vérification, cette station n'existe pas NDLR). Je monte des escaliers. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai grandi de façon brusque dans ces escaliers, je les enjambe 8 par 8 et ma tête touche le plafond. Je cours dans les labyrinthes. Je suis trop pressé pour lire les écriteaux, je grimpe dans un métro qui sonne. Je prie pour que la direction soit bien celle de Temple. le métro ferme ses portes. Il est bondé. et bien sur, il ne part pas dans le Bon sens . Skit ! (waou ! je parle suédois dans mon rêve. je suis très impressionné NDLR) je me retourne, j'ai mon regard un peu perdu, angoissé énervé "fatigué énervé épuisé" que j'envoie aux gens derrière moi dans le wagon. Je ne reconnais presque personne. Sauf mon frère. il est avec son amie. on s'envoie un regard complice et on sourit, mais à la fois trop loin pour parler et trop proche pour crier. Avec Samuel, de toute façon, on n' a pas besoin de se parler. je dois descendre à la prochaine station, pour repartir dans l'autre sens. Bien sur, selon la bonne vieille théorie de la tartine de confiture, l'ouverture ne se fait pas du coté ou je suis monté, mais de l'autre. Si bien que je dois déranger tout le monde, jouer du coude et du pardon, excusez moi pour descendre. Quand je descend, j'entends la copine de mon frère qui dit à mon frère " t'as vu, il ressemblait un peu à ton frère .." .je souris.
je dois donc repartir dans l'autre direction. je cours dans les escaliers. je ne comprends pas pourquoi il faut faire 5 minutes de couloir pour aller juste de l'autre coté du quai, alors qu'en province, dans les petites stations de train, il suffit de traverser le quai. Je me demande si la notion de sécurité est la même à Paris qu'en province. Je pense qu'ils devraient mettre des écluses sur les quais de métro, une fois les métros passés, comme on fait pour les voitures. Je me dis que je devrai proposer ça à Delanoé. Dans les couloirs du métro, il y a toujours des arabes qui vendent des melons, des bananes. Je demande s'ils ont un plan du métro. Ils me tendent un plan, je réponds que non, je veux un plan de CE métro, parce que je suis perdu dans les couloirs, et j'aimerai savoir comment on peut traverser les voies, par en dessous, par au dessous, pour aller sur le quai d'en face. Ils disent qu'ils n'ont pas ça, mais qu'ils ont des noix. Je leur réponds que je ne veux pas de noix mais que je dois aller à TEMPLE.
Finalement, j'arrive sur le quai d'en face. C'est heure de pointe, alors il y a plein de monde. Encore ces messages sonores. Je me rends compte que je suis à ALESIA. Il y a vraiment plein de monde. Tout d'un coup, je comprends les messages . Il est dit que le trafic est interrompu, qu'il y a des hordes de racailles qui vont taguer les quais, qui ont envahi les métros et qui sont dangereux.
Les gens autour de moi poussent des soupirs "pfff .. encore..." et s'en vont dans les couloirs. Je leur dis que c'est ridicule, que "interrompu", ça veut dire que ça va repartir, que c'est pas LOGIQUE qu'il y a plus de métros, ne serait-ce que parce qu'il y a sans doute des métros à l'arret, des gens coincés dans des métros entre deux stations.. qu'il ne faut pas partir. On voit des "racailles " qui arrivent sur les voies, et commencent à bomber les murs des voies (c'est-à-dire les quais). ils font ça naturellement, comme s'ils avaient ça toute leur vie. Je regarde l'heure. L'ICA (ou prisunic) va bientot fermer. Nous ne sommes plus que trois sur le quai. Tous les autres sont partis. Je crois qu'ils ont eu peur ou en avaient assez. Je leur avais crié que c'était ridicule.
Tout d'un coup, on voit au loin passer un RER à deux étages, avec plein de racailles partout, avec des haches, des pics et des marteaux. Ils ont des dents, et ils font peur. La station est obscure. Nous avons peur car nous ne sommes plus que trois et qu'on entend des bruits qui s'approchent.
Tout d'un coup, on se demande quoi faire. je décide de prendre un espèce de trollet, qui va sur les rails. et d'avancer, en tirant sur un grand bâton. L'homme trentenaire qui était là court vers moi et monte sur le trollet. Les bruits se rapprochent. Nous devons avancer dans ce grand tunnel très noir. j'ai peur."
Je me réveille. Avec une irrésistible envie de manger de la salade.
(les éléments d'explication sont en bref : ma situation alimentaire de la semaine dernière, la visite de l'apart' de Charlotte, une discussion avec Camille sur les supermarchés à l'étranger, la comparaison Camille-Amélie Poulain, les extraits des BD (de Adamov et Cothias "Les eaux de Mortelune" et le tout début de la trilogie Nikopol de Bilal), les souvenirs de mes voyages dans le métro, un après midi où on avait trouvé un trollet avec Samuel D. et on s'était amusé à en faire sur la petite ceinture, quelques connaissances historiques sur les Vikings et l'invasion des temples, mes réflexions sur le monde parisien du métro, et sans doute pleins d'autre chose dont je ne saurai pas me souvenir)
13 février 2006
engeulade politique familiale
POST EN CONSTRUCTION POST EN CONSTRUCTION
Ma conclusion sera brassiensiène :
12 février 2006
plus pétro-dépendant d'ici 15 ans ?
EN FINIR AVEC LE PÉTROLE - La Suède se donne quinze ans pour rouler au vert (Courrier International) Une cure de désintoxication de quinze ans, c'est ce à quoi la Suède a choisi de s'astreindre, afin de devenir le premier pays à ne plus dépendre du pétrole et de convertir son économie à des formes d'énergie plus respectueuses de l'environnement. "L'intention du gouvernement est d'en finir avec les hydrocarbures avant que les changements climatiques ne ruinent l'économie et que la pénurie de pétrole ne fasse gonfler encore davantage les prix de l'or noir. Stockholm s'est donné quinze ans pour cesser d'utiliser des énergies fossiles et s'en remettre plutôt à des sources renouvelables, sans construire de nouvelles centrales nucléaires. Un comité composé d'industriels, de scientifiques, d'agriculteurs, de fabricants automobiles, de fonctionnaires, sera chargé de la planification et du suivi de ce plan", écrit le quotidien britannique The Guardian. "Le gouvernement suédois travaille en collaboration avec les fabricants automobiles Saab et Volvo pour développer des voitures et des camions fonctionnant à l'éthanol ou à d'autres carburants propres. Les différents organes de l'Etat suédois doivent aussi abandonner le pétrole. Des incitatifs fonciers ont été mis en place pour les particuliers afin de les encourager à faire de même." Cette décision place la Suède en tête des pays poursuivant les politiques les plus volontaires en matière d'énergie propre. L'Islande a déjà annoncé que d'ici à 2050 elle convertirait ses bateaux et ses voitures à l'hydrogène tiré de sources renouvelables, et le Brésil veut rouler à 80 % à l'éthanol d'ici cinq ans. "Notre dépendance au pétrole devra prendre fin en 2020", espère la ministre du Développement durable suédoise, Mona Sahlin, citée par The Guardian. "Il y aura toujours de meilleures sources d'énergie que le pétrole. Nos maisons ne devront plus être chauffées au fioul, et aucune voiture ne devra s'en remettre seulement à l'essence", poursuit-elle. L'objectif n'est pas irréaliste. Aujourd'hui déjà la Suède n'utilise le pétrole que pour la voiture. L'électricité y est produite par des turbines hydrauliques ou la filière nucléaire. Les maisons sont presque toutes chauffées à l'eau chaude ou à la vapeur, grâce à l'énergie géothermique et à la récupération de la chaleur produite en milieu industriel. En 2003, 26 % de l'énergie consommée en Suède provenait de sources renouvelables, un pourcentage largement supérieur à la moyenne européenne, de 6 %. Les Suédois ont déjà réussi à réduire leur utilisation du pétrole de 45 % en trente ans.
