Absgar le viking

Les Tribulations d'un Parisien en Suède, ERASMUS UPPSALA

20 novembre 2005

RAAAAAh ! Les clés !!!

ce matin, je me suis levé à 8h. Malgré une forte volonté de me lever à 10h.
Je suis arrivé à l'heure chez Sacha. Et je l'ai reveillée.

On a bossé sur le cas d'une réduction tarifaire accordée à Iberia de la part de 'Espagne, déclarée contraire à la loi par la Cour de Justice, demandant au gouvernement espagnol de reprendre son argent. Mais Iberia refuse, car une taxe  réatroactive est interdite, dans la constitution espagnole.
Et nous avons vu, en petits groupes, les questions suivantes (l'histoire d'une allemande fabricante de jouets à Malte qui n'a pas envoyé un dossier à temps) . J'étais chargé tout seul, de la position de la CJE et du TPI sur la question de savoir si faire de la transparence un principe général du droit européen est pertinent ou non.
Nous avons mangé des cookies au Smarties (rigolé sur le fait que ces Cookies s'appellent " COULOUR BITES"). J'ai bu du thé avec deux sucres .

Puis nous sommes allés à la bibilothèque photocopier des documents (principalement des bouquins sur l'Asie Centrale). Ensuite, j'ai pris mon vélo pour aller prendre un Fika à Kalmar ( dont j'ai entendu le plus grand bien) ; je discute avec des filles fracophones : il est question d'Islandais dragueurs et vomissants, un soir à Stockholm, il est question de  cours. En voulant reprendre mon vélo verrouillé, je me rends compte avec horreur que je ne retrouve pas mes clés de cadenas. Je cherche partout. Je ne les ai pas.
Je retourne , en prenant le même chemin, à la bibliothèque, je regarde sur la route, au cas où elle seraient tombées . Elles n'y sont pas. D'ailleurs, ce n'est pas possible : je les mets tout le temps dans mon sac, accrochées au cadenas. Je fais deux fois l'aller retour.
C'est là que Dominique m'appelle. "et il fait pas trop froid ? -non. enfin si, il neige, il fait glacial (je me pèle les couilles dirions nous, si nous voulions être vulgaires. ) Et le travail, ça va? oui, oui . -ET le colis que ton père t'a envoyé, tu l'as reçu ? -non, non. -je te passe ton père .. -d'accord, d'accord

et ces maudites clés qui ne veulent pas se retrouver.

-et tu te couches tôt ? -oui, oui
Putain de clés de merde
-et tu travailles bien ? -oui, oui
-J'ai parlé de ton blog à tout le monde. Tout le monde le lit et s'en émerveille : la famille, les collègues, les amies, les familles des collègues des amis, les amies des collègues de la famille, et tu sais (non, je ne sais pas), le monsieur de France  3 région Clermont-Ferrand  / LYon .... (bonjour à vous, monsieur)
Et ces clés qui ne sont nulle part, mais qui doivent bien être quelque part.

Et dire que  Saint Antoine est le patron des objets perdus. Quelle ironie du sort. Je regrette parfois de n'être pas catholique, j'aurai pu mettre une partie de ma rage dans une prière aux accents dévôts voire paiens.

Je suis bon pour revenir à pied à Flogsta.  Comment se fait-il qu'on puisse  perdre des clés dans un paradis Social-Démocrate.
Je suis en rage. Mais cette fois-ci, personne (ou presque) n'en a fait les frais.

De retour à Flogsta,je détermine (hi hi, moi tout seul) la position de la CJE et du TPI sur la transparence comme principe général, et j'essaye d'élaborer la stratégie de l'UE sur Hizb-ut Tahrir.

Pendant ce temps, les altermondialistes uppsaliens refont le monde.
Barcelone gagne contre Madrid.
et là-bas, quelque part, gissent les clés du cadenas du vélo d'Antoine.

Pour la peine, je me fais un gros plat de pâtes au pesto (avec Saumon)

Posté par absgar à 21:00 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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